Boum badaboum pour la nouvelle année, Shanghai c'est Bagdad. Depuis que le soleil s'en est allé, les fusées explosent de partout et les pétards vous font des haies d'honneur, dans un vacarme assourdissant. D'ici peu, je file dans le centre pour profiter de la liesse populaire. En attendant, voici des images de feux d'artifices prises du balcon il y a quelques minutes à peine. Oh la belle bleue!

Je continue le compte-rendu. Il est 2h50 du matin et les chinois n'en finissent plus de faire parler la poudre. Ce soir, Nanjing Dong Lu sent le souffre. Pour fêter le passage au nouvel an, pas de déguisement de dragon ni de parades mais d'énormes cartons de fusée déballés à la va-vite par les employés des hôtels. Les périmètres de sécurité n'existent pas et les accidents sont légion tellement les passants doivent jongler entre les pétards mitraillette. Une épaisse fumée embaume les ruelles, impossible de voir à plus de dix mètres et l'on met les capuches pour se protéger des morceaux de pétards qui pleuvent de partout. Les oreilles sifflent, on court pour éviter de s'attarder sur une mine, enfin un pétard. Les alarmes des voitures retentissent de plus belle, à mesure que s'élèvent les fusées entre les gratte-ciels. "Mais quésseussé?" hurle un ami devant un tel capharnaeum. La fumée rouge nous sépare mais sa voix me rassure. Il est quelquepart près de moi alors je continue de shooter. L'oeil vissé sur l'appareil photo, me voilà cerné par les explosions. Mais un gros pétard mal orienté finit sa course sur ma jambe gauche. Le jean est déchiré, je saigne un peu. Un chinois fait mine de me rassurer en me montrant son k-way fondu à la poitrine. Plus tard, je croise un cycliste le visage ensanglanté mais tout sourire. Sur le bitume, les gamins remplissent leurs poches de fusées encore intactes. Cette nuit-là, les balayeurs en uniforme fluo sont sur le qui-vive et les tapis de copeaux rouge (pétards explosés) disparaissent à vue d'oeil. On finira sur le Bund, au bord du fleuve Huangpu où les amoureux et les étrangers viennent sabrer le champagne et se souhaiter la bonne année. Demain belote et rebelote.



Je continue le compte-rendu. Il est 2h50 du matin et les chinois n'en finissent plus de faire parler la poudre. Ce soir, Nanjing Dong Lu sent le souffre. Pour fêter le passage au nouvel an, pas de déguisement de dragon ni de parades mais d'énormes cartons de fusée déballés à la va-vite par les employés des hôtels. Les périmètres de sécurité n'existent pas et les accidents sont légion tellement les passants doivent jongler entre les pétards mitraillette. Une épaisse fumée embaume les ruelles, impossible de voir à plus de dix mètres et l'on met les capuches pour se protéger des morceaux de pétards qui pleuvent de partout. Les oreilles sifflent, on court pour éviter de s'attarder sur une mine, enfin un pétard. Les alarmes des voitures retentissent de plus belle, à mesure que s'élèvent les fusées entre les gratte-ciels. "Mais quésseussé?" hurle un ami devant un tel capharnaeum. La fumée rouge nous sépare mais sa voix me rassure. Il est quelquepart près de moi alors je continue de shooter. L'oeil vissé sur l'appareil photo, me voilà cerné par les explosions. Mais un gros pétard mal orienté finit sa course sur ma jambe gauche. Le jean est déchiré, je saigne un peu. Un chinois fait mine de me rassurer en me montrant son k-way fondu à la poitrine. Plus tard, je croise un cycliste le visage ensanglanté mais tout sourire. Sur le bitume, les gamins remplissent leurs poches de fusées encore intactes. Cette nuit-là, les balayeurs en uniforme fluo sont sur le qui-vive et les tapis de copeaux rouge (pétards explosés) disparaissent à vue d'oeil. On finira sur le Bund, au bord du fleuve Huangpu où les amoureux et les étrangers viennent sabrer le champagne et se souhaiter la bonne année. Demain belote et rebelote.



3 commentaires:
Babe you got hit by the firecrackers? :)
ca va? c est chicago? c est pas le feu d artifice d agay!
Xin Nian Hao
bonne année et fais nous vivre cette fabuleuse fête chinoise
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