在中国的法国记者 - jordan pouille - 2007 à travers la Chine, jour après jour!

mercredi 13 juin 2007

Tous en selle !



En écoutant France-Info ce matin, j'ai bondi. C'est la fête nationale du vélo, le vélo c'est la santé, faisons du vélo, sortons la petit reine... en fait c'est un truc parisien car la ville s'apprête à proposer des vélos en location. De quoi faire jaser la presse nationale et même Yahoo titre "Paris Rayonne" à la une de son site. Vive la nuance! Heureusement, les journalistes déclinent leur sujet en "province". A Marseille, la radio narrait l'histoire de cette homme qui importe de Chine des vélos à assistance électrique. Et le journaliste de s'exclamer devant ce "nouveau concept"... à 790 euros pièce! Et dire qu'on croise ces vélos tous les jours à Shanghai depuis les années 90. D'après Wikipédia l'invention date même de 1985 à l'époque où le vélo pesait 40 kilos, à cause des batteries. Aujourdhui, à défaut de tous pouvoir s'offrir des scooters électriques, les Shanghaiens sont très nombreux à utiliser ces cycles à moteur électrique et batterie rechargeable portable.

Contrairement à la Chine où c'est plus une affaire d'économie que d'écologie, le vélo électrique serait en France de plus en plus prisé pour des déplacements domicile-travail, notamment par les cadres et catégories socio-professionnelles supérieures : il permet d'arriver sur son lieu de travail sans trace d'effort (sueur...) et de rejoindre son domicile après sa journée de travail. Le fait d'emprunter les aménagements cyclables permet en effet d'éviter les bouchons aux heures de pointe.

Un vélo de prolo pour les bobos
Je regrette au passage que l'importateur français surfe autant sur la mode écolo-urbaine pour se faire une marge aussi scandaleuse! L'homme vend 790 euros un vélo qui coûte 139 euros au Carrefour de Gubei donc peut-être 100 euros en sortant de l'usine soit presque 8 fois le prix. Ca fait cher le coup de pédale assisté!


Comme l'expliquait à l'antenne une consoeur, même si Shanghai est polluée, que la voiture gagne toujours plus de terrain, que de plus en plus de rues sont interdites au vélo, ce véhicule écolo reste tout de même incontournable. Des signes qui ne trompent pas: ces gonfleurs de pneux et réparateurs de chambre à air que l'on croise sur les trottoirs ou les gardiens de parkings à vélos à 30 cents la journée, les vendeurs de brochettes ou de morceaux d'ananas qui ont installé leur petite cuisine derrière la selle ou enfin ces inombrables déménageurs dont les "coffres" de vélo sont remplis à bloc.

Le vélo, ça crève...

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