Quand on parle de musique en Chine, difficile d'ignorer le hip-hop et de faire l'impasse sur les trois artistes suivants, extrêmement populaires auprès de la jeunesse chinoise: Leehom Wang, David Tao, Jay Zhou. Le comble ? Ils sont tous originaires de Taiwan. Leur point fort ? Ils ont trouvé leur propre style et l’ont imposé en seulement quelques années.
Episode 1: LEEHOM
Fils de médecins, élevé à New-York et titulaire d’un master de « composition et piano jazz » au Berklee College of Music, Leehom n’est pas le dernier des cons. Déjà onze albums à son actif, tous en mandarin, Leehom Wang a surtout créé un nouveau style musical baptisé « Chinked Out», un mélange d’opéra traditionnel chinois et de hip-hop occidental, illustrée par son tube « Descendants of the Dragon ». Il introduit également des samples tirés de musiques traditionnelles tibétaines ou mongoles.
Et pour ne pas décevoir son public féminin très fleur bleue, Leehom alterne avec des balades romantiques comme « Kiss Goodbye » dans laquelle il raconte en chinois combien sa vie est dure depuis la mort de sa chère et tendre (dans un accident de mobylette ? Nul ne le sait). A ce titre, beaucoup de clips vidéos illustrent ce phénomène où le chanteur a du mal à faire le deuil de sa femme mais qu’un coucher de soleil en fin de chanson parvient toujours à dissiper. Et à chaque fois ça fait pleurer sous les chaumières… Non mais je rêve !
Episode 2: DAVID TAO
Si James Brown est le « godfather » de la Soul, David Tao s’est imposé comme le samourai du R’nB. A son actif, un master de psychologie décroché à Los Angeles, des tonnes de chefs d’œuvres toujours en tête des sélections de karaoké, le sport national chinois et bien meilleur indice que les ventes de disques puisqu’ils sont quasiment tous piratés et vendus sous le kimono.
David Tao a explosé avec ses deux derniers albums (The Great Leap / Beautiful) en mélangeant lui aussi l’ancien et le moderne, tout en critiquant la société taiwanaise hypnotisée par les "mass-média".
Episode 3: JAY CHOU
Jay Chou c’est le bad-boy à capuche, le rappeur qui ne sourit jamais (sauf dans sa pub de dentifrice au thé vert) et qui, sur scène, prend des allures de Chevalier du Zodiaque. Fils de profs, il devait être prodige de piano. Alors je vous vois venir : encore un faux rappeur, sorti de nulle-part. Certes le hip-hop en Chine ne trouve pas ses origines dans les ghettos mais cela n’empêche pas Jay Chou de mettre un peu de contenu dans ses textes. Le jeune homme s’attaque régulièrement aux fléaux de la violence conjuguale, la guerre ou l’urbanisation sauvage.
Jay Chou est aussi le rappeur qui a divisé le pays : la moitié des chinois ne comprenant pas ce qu’il chante parce qu’il parle vite et n’articule pas. Mais son style plait à l’autre moitié, moins conventionnelle. Enfin Jay Chou ou Jay Zhou accepte la comparaison avec le rappeur Jay-Z. Les deux sont de redoutables business men et à la différence de chez nous, où un chanteur qui fait de la pub perd son statut d’artiste, Jay Chou a acquis de la notoriété en devenant l’icône de Pepsi, Panasonic, Colgate, Levi’s et Motorola en Chine. En gendre idéal, Jay ne boit pas, ne fume pas, ne sort jamais en boite et deux de ses chansons figurent depuis 2005 Dans les programmes scolaires de nos chères têtes brunes afin, officiellement, de leur enseigner la fraternité et le courage.
En savoir plus sur nos trois poids-lourds de la musique en Chine:
Leehom http://www.popyy.cn/music/zaimeibian/175/
David Tao http://www.life.33969.com/yy/list/3549_mp3.htm
Jay Zhou http://www.56.com/u16/v_MTI0Mjg2ODU.html
2 commentaires:
je viens de voir les 3 mousquetaires chinois, mici youtube, bof...
ca resemble a la zic des annes 70 arrosee "d eau de rose "
Je ne connais que Jay Chou dans les 3 mousquetaires que tu cites. Perso,j'aime bien certaines de ses chansons^^, sans pour autant accrocher véritablement. En tous cas, j'adore ta façon de le présenter lol.
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