Un jour, tandis que je déjeunais au Wagas du Azia Center, Lujiazui, j'entendis des cris dans le couloir. "C'est une manifestion? Mais qu'est ce qu'ils disent?" je demande. "Tous ces gens réclament leur argent à une banque singapourienne" m'explique le serveur anglophone. "Ah mais non, ce sont des gens qui se plaignent car le restaurant d'en face est fermé" rétorque une cliente. "Ca m'étonnerait" lui dis-je avant de rejoindre le groupe avec mon appareil photo. A mon retour, je retrouve cette cliente, installée à une table voisine. "Ah je vois que vous êtes curieux. Vous êtes journaliste, n'est-ce pas?". Un échange de cartes et je découvre que mon interlocutrice (chinoise) est "business manager" chez Reuters, l'une des plus prestigieuses agences de presse dans le monde, qui a une antenne à Shanghai. "Reuters, une agence de presse? Non, non, non! On vend des données c'est tout". Je n'ai pas su quoi penser de cette dame qui en deux phrases m'a menti deux fois, avec le sourire. C'est peut-être ça aussi la Chine où ce ne sont pas forcément ceux que l'on croit (officiels du gouvernement chinois, fonctionnaires) qui déforment la réalité.
在中国的法国记者 - jordan pouille - 2007 à travers la Chine, jour après jour!
lundi 30 avril 2007
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