Ce midi dans un quartier populaire de Shanghai, j'ai assisté au lynchage d'un jeune chinois par des riverains. Parce qu'il avait volé, ils lui ont infligé une sérieuse correction. Un vif coup de poing, un coup de pied dans les cotes tandis qu'un autre homme lui tort le bras pour le neutraliser. Attirant trop de regards, ils traînent le "voyou" dans une ruelle égarée. Personne pour appeler la police. On ne voit rien mais des cris laissent deviner une violence redoublée. Les gardiens de l'immeuble voisin observent la scène avec attention, s'en jamais s'interposer. Un américain prend des photos en menaçant d'alerter la police s'ils continuent de régler leurs comptes dans la rue. Le jeune chinois est resorti les habits déchirés, les mains baillonnées derrière le dos, le visage tuméfié. Ni le vendeur d'ananas, si le réparateur de vélos n'accepteront de couper la corde qui lui attache les mains. Un bloc plus loin, les ados shanghaiens papillonnent dans les galeries commerciales, à la recherche des dernières fringues à la mode.
在中国的法国记者 - jordan pouille - 2007 à travers la Chine, jour après jour!
mercredi 28 mars 2007
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4 commentaires:
Et un sentiment d'impuissance pointe son nez non? Un autre sentiment apparaît, celui de se sentir étranger, dans le sens où toute action entreprise, à l'image de l'Américain, est vaine car venant d'un Laowai...
je pense quil nest plus pret de recommencer ce nest pas une solution mais peut etre efficace das ce pays
as tu vu, des personnes punies pour avoir traversé le carrefour au mauvais moment, et tenir un drapeau blanc pendant un quart d'heure (un peu comme un bonnet d'ane)
Oui, un homme habillé en jaune fluo siffle puis appelle le policier pas loin qui mettra une amende de 10 rmb (1 euro). Le piéton qui, sans même traverser, attend son feu vert un pied sur la chaussée risque lui aussi une amende!
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