En Chine, plus de six millions de joueurs possèdent un compte et près de 660 000 joueurs sont connectés en permanence. Jusqu'à créer une véritable dépendance. C'est ce qui a motivé en partie le gouvernement chinois à créer des camps de désintoxication du Net comme à Shanghai, mais c'est un autre sujet: celui des "no life" ou drogués du WOW (=World of Warcraft).

Ce dont on ignore c'est ce phénomène étrange mais bien réel d'esclavage créé par le jeu.
J'ai été surpris de voir à Shanghai des cybercafés pleins à craquer à six heures du matin et de jeunes joueurs complètement lessivés, les pupilles dilatées, les mains tremblantes sur le clavier. Et quand on leur demande pourquoi ils ne vont pas se coucher, ils répondent qu'ils restent car c'est leur travail. Ces ados chinois transformés en zombies jouent pour le compte de joueurs américains ou européens et s'acharnent à améliorer le niveau des personnages, pour une poignée de dollars (versés avec le système PayPal) quand ces joueurs occidentaux dorment tranquillement ou se tournent les pouces. A l'arrivée, ces joueurs occidentaux (vous, nous) se vantent d'avoir atteint un niveau à faire palir d'envie leurs camarades tandis que leur armée de travailleurs chinois est à bout de souffle.
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