
Je rentrais à l'appartement après le déjeuner, le ventre rempli d'oeufs-tomate quand j'entend des chants et des timbales battre à la chamade depuis la fenêtre du dernier étage d'une maisonnette, le genre de chose que l'on entend dans un temple bouddhiste ou à la pagode de Fréjus un dimanche ensoleillé. Je baragouine deux mots de shanghaien trois mots de mandarin et parviens à pénétrer dans la maison.

Je décide de suivre un monsieur d'un âge respectable le long d'un couloir sans lumière. Puis il gravit une première échelle en bois puis une autre, à tâtons et toujours dans l'obscurité. Nous voici arrivé dans cette petite salle tapissée de bleu et aérée par deux ventilateurs. Toute une famille est assise autour d'une table en formica où l'on partage des canettes de Nescafé, des bonbons à la viande séchée et quelques biscuits de riz soufflé. Je montre mon passeport français, une photo du pays. Dans la salle voisine, un peu à l'étroit, six jeunes moines célèbrent une messe en l'honneur de la mère décédée il y a dix ans. Sur une commode, on a recouvert le miroir de papier journal, posé une photo de la dame de son jeune âge et quelques assiettes tout autour. Chacun vient y déposer un peu de nourriture et un billet pour la communauté des moines bouddhistes. Un jaillissement de couleurs et de musique dans cet endroit somble, presque glauque. Voici quelques photos de ce moment chaleureux où la famille m'a invité à célébrer la mémoire d'un de leurs membres autour d'un puis deux cafés. J'ose espérer que j'en ferais autant si un chinois venait frapper à ma porte un après-midi de Toussaint! Merci à Cocotte de m'avoir aider à comprendre les discussions


2 commentaires:
samedi 25 aout, je rentre de manosque et je vois ton reportage du dimanche 26 aout.
bisous
merci pour ce moment d'immersion totale chez l'habitant
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