


J'attendais cette soirée avec impatience, ce moment où je découvrirais pleinement les soirées entre chinois. De 18h à 3h, je n'ai pas vu un seul blanc à l'horizon. Je me sentais en Chine jusqu'au bout des doigts. Cette chine en mouvement, cette fameuse "nouvelle classe moyenne", celle des jeunes chinois avides de loisirs, de plaisir, de découvertes. C'était grisant.
Il est 17h40. Ma copine s'impatiente. Les voisins nous retiennent pour un repas. Impossible. Linee nous attend au feu. Fraichement marié, Linee, 25 ans, est professeur dans un établissement pour enfants handicapés. Il s'est offert un 4*4 flambant neuf et une villa en banlieue de Shanghai pour 80 000 euros. Un crédit sur trente ans mais une vie confortable qui s'annonce avec sa femme."La meilleure prof de langage des signes en Chine", me dit-il. Depuis son mariage, c'est la première fois qu'il sort entre amis. "Il a déjà tenté d'inviter des potes chez lui mais c'est trop loin" plaisante Kris.
Dans la voiture de Linee, les amplis crachent le dernier tube de "Black Eyed Peas". Des figurines de DragonBall Z cachent le tableau de bord. Une grosse peluche décore la plage arrière. Quelques chinoiseries accrochées au rétro célébrent le nouvel an chinois. Cap sur un "hot pot", un restaurant près de l'immense stade de Shanghai, dans un quartier où les étrangers n'ont pas encore mis les pieds. A l'intérieur, on sert des viandes et légumes frais que les clients font cuire eux-même dans un immense bouillon en ébullition. Nous sommes 4 à participer à ce spectacle culinaire, aussi convivial et moins gras qu'une raclette. Un ami débarquera en fin de repas: "The Boss" comme l'appelle Linee. "You want?". Il sort un paquet orange de son complet bleu et me propose une "Panda", la clope la plus chère de Chine: 8 euros le paquet et la préférée de feu Deng Xiaoping.
Quelques volutes de fumée plus tard, nous sortons du restaurant pour pénétrer dans un immense KTV (ou Karaoké) de 300 salles planté juste en face. On nous installe dans la chambre 106: Marbre, canapés en cuir, clim, écran plasma XXL, enceintes, instruments et éclairage disco donnent le ton. Nous sommes dans un KTV "professionnel", ultraconfortable. Pop-corn, fruits frais et tomates cerise, brochettes, chips pimentés, bières étrangères et jus de fruits s'ammoncellent à mesure que mes amis commandent des ravitaillements. On chante chinois évidemment et l'amour est scandé à toutes les sauces. Ils aiment le hip-hop et le r'nb sirupeux. La plupart des artistes à succès étant basés à Hong-kong ou Taiwan me précise Kris. D'une voix aigue, Jackee reprend le tube d'un artiste disparu, devenu culte. Le Freddy Mercury chinois (c'est juste mon avis) qui s'est suicidé après avoir fait son coming out sur scène. Kris et moi en sommes quitte pour un "Lady Marmelade" en duo.
22h30: cap sur le banana club. Les poches pleines de canettes non-entamées, on sort du KTV pour aller danser. Linee est bourré et propose le volant à son ami. Kris m'explique que de plus en plus de voitures de police font le pied de grue à la sortie des boites et ktv pour traquer les conducteurs ivres à grands coups d'alcotests. A l'intérieur de cette immense discothèque, on joue aux dés, on trinque au Chivas-coca. Pas de gorille à l'entrée, pas de fils à papa "m'as-tu-vu?", pas de bimbos en jupe raz-la-moule mais un dance-floor 100% Shanghaien où les gens dansent avec le sourire aux lèvres et la main sur le coeur, au regard de leur générosité (on a refusé que je dépense le moindre yen). La musique est trop forte et plus "boum-boum" tu crèves. Une speakerine hurle les titres à mesure que le dj balance les sons. Une gogo se déhanche timidement sur le zinc.
Il est 17h40. Ma copine s'impatiente. Les voisins nous retiennent pour un repas. Impossible. Linee nous attend au feu. Fraichement marié, Linee, 25 ans, est professeur dans un établissement pour enfants handicapés. Il s'est offert un 4*4 flambant neuf et une villa en banlieue de Shanghai pour 80 000 euros. Un crédit sur trente ans mais une vie confortable qui s'annonce avec sa femme."La meilleure prof de langage des signes en Chine", me dit-il. Depuis son mariage, c'est la première fois qu'il sort entre amis. "Il a déjà tenté d'inviter des potes chez lui mais c'est trop loin" plaisante Kris.
Dans la voiture de Linee, les amplis crachent le dernier tube de "Black Eyed Peas". Des figurines de DragonBall Z cachent le tableau de bord. Une grosse peluche décore la plage arrière. Quelques chinoiseries accrochées au rétro célébrent le nouvel an chinois. Cap sur un "hot pot", un restaurant près de l'immense stade de Shanghai, dans un quartier où les étrangers n'ont pas encore mis les pieds. A l'intérieur, on sert des viandes et légumes frais que les clients font cuire eux-même dans un immense bouillon en ébullition. Nous sommes 4 à participer à ce spectacle culinaire, aussi convivial et moins gras qu'une raclette. Un ami débarquera en fin de repas: "The Boss" comme l'appelle Linee. "You want?". Il sort un paquet orange de son complet bleu et me propose une "Panda", la clope la plus chère de Chine: 8 euros le paquet et la préférée de feu Deng Xiaoping.
Quelques volutes de fumée plus tard, nous sortons du restaurant pour pénétrer dans un immense KTV (ou Karaoké) de 300 salles planté juste en face. On nous installe dans la chambre 106: Marbre, canapés en cuir, clim, écran plasma XXL, enceintes, instruments et éclairage disco donnent le ton. Nous sommes dans un KTV "professionnel", ultraconfortable. Pop-corn, fruits frais et tomates cerise, brochettes, chips pimentés, bières étrangères et jus de fruits s'ammoncellent à mesure que mes amis commandent des ravitaillements. On chante chinois évidemment et l'amour est scandé à toutes les sauces. Ils aiment le hip-hop et le r'nb sirupeux. La plupart des artistes à succès étant basés à Hong-kong ou Taiwan me précise Kris. D'une voix aigue, Jackee reprend le tube d'un artiste disparu, devenu culte. Le Freddy Mercury chinois (c'est juste mon avis) qui s'est suicidé après avoir fait son coming out sur scène. Kris et moi en sommes quitte pour un "Lady Marmelade" en duo.
22h30: cap sur le banana club. Les poches pleines de canettes non-entamées, on sort du KTV pour aller danser. Linee est bourré et propose le volant à son ami. Kris m'explique que de plus en plus de voitures de police font le pied de grue à la sortie des boites et ktv pour traquer les conducteurs ivres à grands coups d'alcotests. A l'intérieur de cette immense discothèque, on joue aux dés, on trinque au Chivas-coca. Pas de gorille à l'entrée, pas de fils à papa "m'as-tu-vu?", pas de bimbos en jupe raz-la-moule mais un dance-floor 100% Shanghaien où les gens dansent avec le sourire aux lèvres et la main sur le coeur, au regard de leur générosité (on a refusé que je dépense le moindre yen). La musique est trop forte et plus "boum-boum" tu crèves. Une speakerine hurle les titres à mesure que le dj balance les sons. Une gogo se déhanche timidement sur le zinc.

5 commentaires:
"Le Freddy Mercury chinois qui s'est suicidé après avoir fait son coming out sur scène."
Leslie Cheung ? Si oui, le monsieur dit qu'il ne voit pas la rapport avec Freddy Mercury.
"on a refusé que je dépense le moindre yen"
Tu m'étonnes, après il va falloir qu'ils trouvent des justificatifs pour pouvoir les changer en yuans :-D
sympa cette soirée et bravo pour lady marmelade
Tiens, j'ai un modérateur sur mon blog maintenant!!!
Sorry pour les yen, ici je dis 'Kwai' et j'ecris RMB
T'es en Chine, normal d'avoir un modérateur :-D
Enregistrer un commentaire